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Journal d’un médiateur analyste

  • Photo du rédacteur: Rachel SARAGA
    Rachel SARAGA
  • 5 janv.
  • 2 min de lecture

💻

« Je suis assise avec un ordinateur portable, prêté, sur le point de me connecter à une conférence.

Les autres participants apparaissent à l’écran, mais pas moi.

Je tente de me déconnecter puis de me reconnecter, sans succès. »


Être prête, sans encore apparaître.



🪑

« Je parle alors à un homme assis à ma table.

Il me dit qu’il était l’organisateur de ces conférences, mais qu’il a cessé de l’être, comme si l’énergie du groupe lui avait échappé.

À l’origine, précise-t-il, il s’agissait de parler de sorties littéraires. »


Un cadre subsiste, l’élan s’est déplacé.



📘

« Je lui demande s’il a écrit un livre.

Il me répond que oui.

Je lui dis que moi aussi.

Il me demande si c’est un roman.

Je lui réponds que non, que c’est un livre sur la médiation.

Il me parle alors d’un “code couleur jaune”, comme d’un indicateur plaqué. »


Deux registres se reconnaissent, sans se confondre.



⚖️

« Je me défends : j’ai écrit ce livre précisément pour sortir la médiation des solutions toutes faites, pour ouvrir les esprits à autre chose.

En le suivant de pièce en pièce, je dis, sur le ton de la boutade :

“Et oui, trente ans à être avocat… que de mensonges !”

Je précise aussitôt que je n’ai jamais menti pour défendre, quitte à perdre le client. »


Une ligne intérieure se dit.



🍲

« Je quitte ensuite ce lieu, qui ressemble à une grande cuisine très chaleureuse, pour aller dans les rues alentour.

Elles sont colorées, pleines de marchands, de monde.

Je monte dans un bus bondé, comme en voyage.

Je vois alors un éléphant au dos étrangement long et je dis qu’il doit avoir une ou deux vertèbres de plus.

Les gens autour de moi éclatent de rire.

Je me dis que c’est sans doute un effet visuel, peut-être deux éléphants l’un derrière l’autre. »


Changer de point de vue, ensemble.



🧭

« Je finis par me perdre dans les ruelles, incapable de retrouver la table où j’avais laissé mon ordinateur.

Je croise alors l’écrivain, qui passe en cyclo.

Je lui dis que je suis perdue.

Il me ramène, mais mon ordinateur a disparu. »


Se perdre fait partie du chemin.



📜

« En réalité, il avait récupéré l’ordinateur et l’avait posé ailleurs, sous forme de rouleau.

Je ne savais même pas que mon ordinateur pouvait devenir un tube.

Je le remercie et, dans un élan de joie, je l’embrasse sur la bouche.

Il est ému, fait une plaisanterie que je ne comprends pas.

Nous devenons complices. »


La transmission change de forme.



🚲

« Nous partons ensemble sur son cyclo.

J’ai un voile blanc brodé sur la tête.

J’ai l’air d’une mariée.

Je me trouve superbe. »


Un passage s’accomplit.



Ce rêve se présente à moi au moment où quelque chose d’intime accepte de se transformer

pour devenir transmissible — sans se trahir. Il symbolise le passage d’un seuil… vers une alliance complice et joyeuse !


 
 
 

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